AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un, deux, trois...} Le Collectionneur

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Un, deux, trois...} Le Collectionneur   Dim 22 Jan - 11:35


Barney Ros, dit le Collectionneur
......Présentation


The Beginning...
"Tout a un début, et tout a une fin... Mais quand il s'agit d'histoires, il vaut mieux commencer par le début..."

Nom: Ros, même si tout le monde a fini par l'oublier... Lui y compris.
Prénom: Barney, ou Barn'.
Age: Il ne compte plus depuis longtemps.
Groupe: Les Féeriens.
Rang: Encore un, juste un...




My.Usefull.Story...


    Tout avait pourtant bien commencé. Pitipoï, un petit village, un peu perdu, aux habitants joyeux et sympathiques. Pitipoï et sa Fête des Moissons. Pitipoï et le marché annuel de novembre, ou des vendeurs itinérants arrivaient de Piquiel, ce qui donnait lieu à un grand banquet.

    Un petit village donc, où tout le monde connaissait tout le monde, où tout le monde aimait tout le monde, avec quelques accrochages de bonnes femmes sans gravité toutes les quinzaines. Pitipoï, c'était aussi Mélaine, Aubin et Barney, une petite famille aimante et aimée. Ils n'étaient ni paresseux, ni égoïstes et encore moins mauvaises langues concernant leurs voisins. La mère ne rechignait jamais à la tâche, allait faire ses heures au lavoir même lorsque la pluie tombait dru, ajustant avec un petit sourire son châle sur sa tête avant de sortir au dehors. Le père n'hésitait pas à donner un coup de main au voisin lorsqu'il coupait son bois de chauffe à la hache. Le genre d'habitants modèles, dont notre bon roi aurait aimé pourvoir Féerie dans son entièreté.

    Et entre ce beau monde monde, le petit Barney Ros. Haut comme trois pommes rouges, un sourire éternellement accroché aux lèvres, un air éveillé, émerveillé et innocent affiché sur le visage. Un peu timide sur les bords, légèrement maladroit par moment, et toujours disponible pour aider ses parents.

    Cette petite bouille a commencé à grandir. Et les problèmes qui venaient avec ont grandit en même temps que lui...

    ~~
    Il avait mal à la tête... Tellement mal. Les paupières fermées dans l'espoir désuet de faire partir la douleur, les genoux repliés contre son torse et les mains posées sur ses temps, Barn' ne faisait pas le fier. Mal... Et toutes ces images, qui tournoyaient dans sa tête. Qui lui donnait mal à la tête et qui lui retournait l'estomac. Le cœur au bord des lèvres, pâle comme un mort, le garçon s'avança vers le méandre du ruisseau au bord duquel il s'était arrêté.
    Sans grande conviction, il préleva un peu d'eau au creux de ses paumes avant de s'asperger le visage avec, frissonnant sous la morsure de l'eau glacée.

    En soupirant, il se laissa tomber en arrière, s'allongeant de tout son long, écartant les bras. Il fixa un court moment les nuages de ce beau ciel de printemps avant de clore les paupières et d'attendre, une nouvelle fois, que son mal de crâne passe...

    ~~
    Il était partit pêcher ce jour là. Il faisait beau, c'est l'une des choses qui l'a marqué. Un beau soleil, qui réchauffait l'air frais de septembre. L'eau était montée plus haut que les années précédentes. Hugh avait pêché un poisson plutôt imposant. Lui n'avait rien pris encore. Et puis, sa mère était venue. Arrivée en courant, elle s'était stoppée en reconnaissant son fils. Était restée ainsi quelques secondes, quelques longues secondes. Puis s'était approchée lentement. Avait serré son fils dans ses bras, tendrement puis de plus en plus fort, dans une étreinte qu'elle ne maîtrisait pas, sous le coup de la douleur qu'elle ressentait. En quelques mots simples, sans fioritures, elle annonça l'accident. Comme si cela rendit la chose réelle, elle ne put se mettre à pleurer qu'à partir de cet instant.

    Elle n'avait pas arrêté depuis, alternant reniflements et longs sanglots. Son homme était alité chez le médecin de Pitipoï. Il n'avait rien d'un médecin à vrai dire. Juste quelques connaissances de plus que les ignares du villages. Victime d'un stupide accrochage avec un chariot mené par un cheval emballé, Aubin Ros ne survécut pas à sa nuit de souffrance. Il s'éteignit au milieu de cette dernière, alors que les étoiles luisaient encore dans le ciel.

    Mais pour son fils, la troisième nuit ne fut pas la plus éprouvante. Ni la plus surprenante. Lorsque, entraîné par sa mère, le garçon fit irruption dans la chambre, ce fut un choc. Son père, allongé, un bandeau autours du front. Un bandeau qui, peu à peu, se teintait de rouge. Un rouge sombre, pareil à celui qui se trouvait sur ses joues et sur son bras. Alors que sa mère s'installait en face et entreprenait d'enlever ce sang à l'aide d'un chiffon humide sur le front de son homme, retenant tant bien que mal ses sanglots Barn' tendit la main vers son père.

    Nerveux, il frissonna quand ses doigts entrèrent en contact avec la peau chaude. Remonta peu à peu vers la blessure. Senti enfin le contact poisseux du sang sur le bout de ses doigts. Retira sa main, lentement, avant de la porter à ses yeux et d'étaler la substance avec son pouce... Un hoquet de sa mère lui fit baisser rapidement sa main, qui se réfugia derrière son dos.

    On le fit sortir de la pièce, attendre à côté, près du feu. Il observait en silence les reflets des flammes sur ses doigts rougeâtres, sur lequel le sang commençait à sécher. Et puis, avant qu'il ne durcisse en une croûte marron, les particules s'agitèrent. Commencèrent à frémir, à bouger. A former de petits ruisseaux qui vinrent se rejoindre au creux de sa paume. Et sous le regard ébahi et affolé de Barney Ros, une petite bille se créa. Dure. Rouge. Petite. Et un gémissement plus fort que les autres s'éleva de la chambre.

    Cette nuit là, tout au fond de son lit, Barn' avait regardé la petite bille avec curiosité et fascination. Lisse, ronde, sans défaut. D'un rouge qui l'émerveillait et qui le décontenançait à la fois. Un rouge sanguin, profond, aux agréables nuances carmin. Il l’avait fait jouer dans ses mains, l'avait examinée sous toutes les coutures, se demandant comme se faisait-il que le sang de son père ait prit cette forme étrange et inhabituelle. Le tout au moment exact où il avait expiré.

    Au fond, toutes ses questions l'effrayaient un peu... Mais le phénomène le fascinait. Énormément. Un mystère à résoudre. Une étrangeté bizarroïde et merveilleuse.

    L'enterrement eut lieu le lendemain même, lorsque le soleil était haut dans le ciel. Oh, Barn' était triste. Très triste, même s'il se retenait comme il pouvait de pleurer, sans grand succès. Son père avait laissé un trou désespérément vide en partant si tôt... Il accompagna sa mère près du caveau pour déposer quelques fleurs sur le cercueil assemblé à la hâte. La main gauche enfouie dans sa poche, il sentit le contact de la bille écarlate. Devait-il la déposer à côté des fleurs ? La question l'effleura, tournoya un instant et fut balayée par un accès d'égoïsme. Non, elle était trop jolie pour finir sous la terre. Alors il la garderait. En souvenir de son père. D'Aubin Ros. Que tout le monde finirait bien par oublier un jour...

    Et puis, il avait fait quelques expériences. Quelques entailles peu profondes sur la biquette familiale qu'il emmenait chaque matin brouter l'herbe le long des chemins. Un peu déçu, il avait vu le liquide s'étaler sur sa paume et sécher peu à peu, sans que rien de semblable ne se produise. Se lavant la main dans le ruisseau bien trop froid pour la saison, il était rentré légèrement maussade.

    Ce fut sa pèche du week-end qui lui rendit sa joie et son sourire. Le poisson sortit de l'eau frétillait sur le sol, le palais déchiré par le crochet de l'hameçon. Il avait eu quelques difficultés à enlever libéré sa ligne. Avait légèrement abîmé sa proie. Avait grommelé en essuyant le liquide pâteux sur l'herbe. Avait jubilé lorsque, quelques instants plus tard, une bille plus petite que la première avait roulé au sol, à quelques centimètre de l'animal maintenant décédé. Délaissant canne à pèche et épuisette, il s'était penché rapidement pour récupérer son trophée. Avant de faire la moue devant le brun terreux qui avait remplacé le beau carmin de sa première bille.

    Et puis, les années étaient passées. Simplement, sans grands événements majeurs. Dans un bocal, un amas de billes brunes s'empilaient, restes des lapins et poules qu'ils avaient mangés et que Barn' aidant parfois à préparer. Et autours de son cou, accrochée par les moyens du bord, la bille sanguine s'enfouissait sous sa chemise.
    Il avait grandit. Sa mère avait vieillit. Le temps avait passé.

    Et la vieille Mélaine avait commencé à s’inquiéter. C'était d'abord des choses auxquelles elle n'avait pas vraiment fait attention. Son fils qui avait déjà le balai dans les mains alors qu'une assiette qu'elle essuyait allait se fracasser contre le sol. Barn' qui partait pêcher le matin, et elle qui revenait bredouille du marché, le poissonnier de Pitipoï ayant eu un retard dans sa livraison du petit matin.

    La peur avait prit le dessus lorsqu'il avait marmonné un « pauvre Héloïse » au soir, et que la femme du charretier s'était éteinte de vieillesse dans son sommeil le lendemain soir. Barney était grand. Sa mère âgée. Elle était partie, prétextant vouloir finir ses jours auprès de ses parents, à deux villages de là. Barn' n'avait rien dit. Était resté ici, dans cette maison à l'écart de Pitipoï.

    La solitude avait commencé à être son quotidien dès lors. Passant les soirées à contempler sa collection, il était devenu de plus en plus obnubilé par ses billes. En avait eut marre de cet immonde brun boueux qui emplissait ses œuvres. Avait voulu plus. Avait regardé avec amour et fierté la magnifique perle sanguine qui pendait à son cou. Et lorsque l'occasion s'était présentée, il était descendu au village, un sourire un peu fou accroché aux lèvres. Il avait rendu visite à madame Berthe, lui assurant ses vœux les plus sincères de guérison. Avait attendu qu'elle plonge dans un sommeil fiévreux. Avait entaillé scrupuleusement son avant bras sur deux petits centimètres, avait laissé quelques gouttes perler aux bouts de ses doigts avant d'appuyer un peu sur la plaie pour la faire cicatriser. Il était alors remonté chez lui en courant presque, s'était assis près de l'âtre de la cheminée, regard avec un regard un peu fou ce liquide rougeâtre. Et lorsque, enfin, la bille s'était formée, il avait éclater de rire. Un rire démentiel, laissant entrevoir la folie qui habitait l'homme et sa passion douteuse.

    Au fil des années, on s'était mis à craindre l'homme. Les ragots de bonnes femmes disaient qu'il apportait la mort à ceux qu'il visitait... Qu'il s'était mis à collectionner les cadavres... Foutaises. Il se contentait d'en profiter. Il ne savait pas tout. Se trompait parfois. Ratait des occasions. Car le temps et ses détours ne sont pas toujours fiables. Et que dans son esprit loufoques, seules quelques bribes d'informations lui parviennent...






Me.&.Myself...


    Barney, c'est un homme étrange. C'est un fait, indiscutable.

    Tellement étrange qu'on ne vient jamais le voir.
    Il s'y est habitué, le bougre, et il n'est pas rare de le voir parler tout seul, se marmonnant des phrase à lui-même. Des suites de mots souvent sensées, ou parfois sans queue ni tête. Ou bien n'ont-elles de sens que pour lui ? Ses mots à la mélodie coulante, aux intonations graves et au rire, troublant, hystérique, qui vient quelque fois les interrompre.

    Tellement étrange que sa cahute reste à l'écart du village, personne ne voulant s'installer près de lui.
    Une silhouette légèrement efflanquée qui n’empêche pas le gaillard d'avancer d'un pas rapide à la démarche chaloupée. Un visage creusé par les années, à la barbe naissante. Son aspect n'est pas très rassurant, et pourtant, notre Collectionneur ne le fait pas exprès. Il se contente de vivre, à sa façon, suivant ses envies et ses besoins. De vivre, dans l'espèce de bulle qu'il s'est créée, dans cette bulle qui ne fait pas totalement partie du Royaume de Féerie.

    Tellement étrange que les autres en ont oublié son identité.
    On l'a oublié, tout simplement. Oublié qui il était. Oublié son identité. Barney Ros a peu à peu sombré dans l'oubli, remplacé par ce Collectionneur qu'il a finit par devenir. On l'a oublié, effacé, et il a finit par s'oublier soi-même. A force d'entendre ce surnom, il a finit par se l'approprier et par devenir ce fameux collectionneur. Et ce faisant, il s'est totalement oublié. Il a oublié les autres aussi, oubliant leurs peurs, leurs phobies. Se rappelant juste qu'ils existent, eux aussi. Et qu'en eux,charrié par leur sang, palpite un cœur, une vie... Il les dérange, sans s'en formaliser. Sans s'en rendre compte. Dit ce qu'il pense, fait ce qu'il veut. Sans prendre en compte les conséquences occasionnées chez les autres. Ne s'amuse pas à les perturber, mais les perturbe quand même.

    Tellement étrange qu'on en vient à craindre les fois où il vient se balader près de vous.
    Il a oublié ses principes, ses valeurs. Le Bien, le Mal... Ce ne sont que des mots pour lui, des mots auxquels il n'arrive plus à trouver de sens. Il n'y a plus que ses besoins. Il a faim. Alors il braconne. Il a soif. Alors il va puiser de l'eau. Il a sommeil. Alors il dort. Il a froid. Alors il prend une couverture laissée à sécher au lavoir. Il s'ennuie. Alors il cherche.

    Car au fond, le monde n'est ni noir, ni blanc. Il n'est pas non plus gris. Non. Le monde est rouge. D'un beau rouge vermillon aux profondes nuances. D'un rouge qui le fascine, encore et encore. D'un rouge qu'il se plaît à modeler lorsque l'opportunité se présente. D'un rouge qui ensuite, sera ajouté à sa collection. Et un de plus. Encore un...

    Patient, il ne se formalisera pas du temps qu'il faudra. Il ne le remarque même pas. Il se contente d'être là, spectateur absorbé par le déroulement de la roue du destin. Car il sait. Il sait que quoi qu'il advienne, le moment qu'il attend arrivera un jour. Il le sait, car c'est dans l'ordre des choses.
    Car tout le monde finit par mourir un jour.




The End...
"Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais, c'est peut-être la fin du commencement..."


[imghttp://05.wir.skyrock.net/wir/v1/resize/?c=isi&im=%2F553%2Fnemo-world-officiel%2Fpics%2F2452147575_1.jpg&w=100&h=100[/img]

Votre nom/pseudo : Olyyy.
Votre âge : 20 ans.
Comment avez-vous connu le forum? Je m'étais inscrite... L'envie de revenir.
Un petit mot pour la fin? Babuzomeu °°.


Dernière édition par Le Collectionneur le Dim 29 Jan - 15:56, édité 8 fois
Revenir en haut Aller en bas
Nathaniel
La rébellion
La rébellion
avatar

Messages : 349

Feuille de personnage
Votre âge: hum...
Votre devise: Tout vient à point à qui sait attendre...
Race: Humain/Humaine

MessageSujet: Re: Un, deux, trois...} Le Collectionneur   Dim 22 Jan - 11:45

Yaaaaaay!! Bienvenue ici

Hâte de lire ta présentation Razz