AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La Révolte dans le Sang ~ Moïra, Sorcière dérangée, pour votre malheur

Aller en bas 
AuteurMessage
Moïra Bragan

avatar

Messages : 5
Localisation : Vaste est le monde pour qui s'en va le redécouvrir.
credits : Echo des plaines & Tumblr

Feuille de personnage
Votre âge: 25 ans
Votre devise: Mieux vaut mourir incompris que passer sa vie à s'expliquer
Race: Sorcier/Sorcière

MessageSujet: La Révolte dans le Sang ~ Moïra, Sorcière dérangée, pour votre malheur   Mer 3 Oct - 21:22

MOÏRA BRAGAN
Féerienne

► Les guêpes n'ont-elles pas de bonnes raisons pour utiliser leur dard? ◄




► Nom : Bragan
► Prénom : Moïra
► Surnom : Hm... Mieux vaut les éviter, histoire de ne pas raccourcir son espérance de vie. Bien que… il y a bien quelqu’un qui ose lui donner de petits noms. Mais ça ne compte pas, ils n’est vraiment, mais vraiment pas comme les autres.
► Âge : 24 ans... ou balais, pour ne pas dévier du thème...
► Lieu de Naissance : Au cœur même du chaos… Le château de Féerie.
► Sexe : « Je vais de ce pas vous rendre la vue, messire. »
► Groupe : Féerienne






Il sera bien ardu de vous peigner le portrait moral de Moïra sans m’y perdre moi-même. Mais vous semblez si curieux, je ne peux qu’accéder à votre requête… A vos risques et périls.

Imaginez-vous une tempête. Non, un ouragan. Qui apparaît dans votre vie lorsque vous vous y attendez le moins. Qui détruit d’un regard toutes vos certitudes, tous vos repères ; avant de disparaître une fois sa tâche accomplie. Comme le vent qui souffle là-haut dans les nuages, elle va et vient au gré d’une destinée qui nous échappe. Moïra est un mystère aux mille et une facettes, qui trouble, qui fascine, qui effraie, qui attise tous vos plus bas instincts. Moïra est belle. Moïra est fantasque & imprévisible. Moïra est dangereuse. Moïra est égoïste. Moïra est une sorcière.

Il n’y a pas deux définitions pour sorcière : « Femme pratiquant la sorcellerie –soit la magie noire, interdite- qui fraie avec les créatures du mal. » Entre autre. Le mot sorcière, ou sorcier d’ailleurs, et toujours connoté négativement. C’est le "mal", le "danger", le "mystère". A vrai dire, les sorcières ont toujours le mauvais rôle. A juste titre.
Elles ne sont pas faites pour être gentille. Elles ne servent que leurs propres intérêts au mépris de celui de ceux qui ne sont pas de la même race. Une certaine forme de racisme, qui s’accompagne d’une grande fidélité envers les leurs. Ce sont des êtres à part, qui ont une vision de ce qui les entoure bien à eux.





« Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue
Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutu. »‎


Un reflet dans l’eau. Quelques mèches d’un noir de jais encadrent un visage à la beauté lunaire. Une peau laiteuse, comme le sont celles des nobles qui cherchent à préserver leur peau du soleil. Quelques taches de rousseur de ci de là, notamment sur son front et sur ses paupières, offrent de rares touches de couleur à ce froid portrait. Sur cet ovale aux traits harmonieusement tracés se dégage la fierté et la noblesse. Ne vous fiez pas à la première impression de froideur passagère, la jeune femme dont le reflet apparait dans l'onde détient en vérité un visage très expressif. Lorsqu'elle en a envie.

Une apparente fierté, donc, exacerbée par ces traits naturellement aristocratiques, héritage d’une famille de femmes sachant se faire aimer pour ce qu’elles montrent plutôt que pour ce qu’elles sont. Des pommettes saillantes, de légères rides au coin des yeux ; et une fatigue visible sur une femme pourtant encore dans la fleur de l’âge. Comme si elle portait un poids trop lourd, trop harassant qui la ferait paraître un peu plus âgée, un peu plus mature qu’elle ne l’est réellement. La femme est belle, à sa manière. Pourtant, elle n’est pas parfaite, loin de là. Une cicatrice marque la commissure de ses lèvres fines mais néanmoins légèrement charnues. Sa peau est presque trop pale en comparaison de sa chevelure d’ébène qui cascade librement le long de son dos en ondulant. Ses cheveux sont indisciplinés. Des mèches rebelles s’en échappent, et ils n’ont pas l’air d’avoir étés brossés depuis quelques temps. Et puis des cernes bleutés soulignent son regard d’un cobalt époustouflant, limpide & profond : captivant. Un regard brillant d’une détermination sans faille et d’une colère sourde et invisible, de cette même colère jamais vraiment disparue, toujours proche de la surface, qui fait maintenant partie intégrante de sa personnalité.

Dans un mouvement souple, elle se lève, ombre s’étirant sur le sol de la clairière.
Grande, vraiment grande pour son sexe. Une silhouette sculpturale, moulée dans une cape-tunique de voyage, ample et pratique pour quelqu’un aimant à se sentir libre de ses mouvements. Toujours avec cette grâce aérienne, néanmoins un peu brusque, pressée peut-être, la jeune femme rabat la capuche de son étrange tenue sur sa tête ; faisant disparaître sous les ombres du vêtement ses traits marqués par la fatigue et ses mèches onyx. Resserrant le corset de sa poitrine, époussetant son vêtement légèrement sali et abimé par la route, elle se dirige d’un pas décidé vers la jument –superbe bête toute en souplesse et en articulations, taillée pour la vitesse- qui l’attend sur le côté. Une démarche fluide et déterminée, de quelqu’un qui se sait supérieur aux autres d’une façon ou d’une autre, qui ne craint ni les regards, ni les dangers. Confiance absolue. Imposante présence. Sauvagerie cachée.

En une détente, elle se hisse sur sa selle, dans une posture de cavalière aguerrie. Le dos bien droit, le port noble, elle guide la bête de ses genoux, la menant vers les abords de la forêt. Les rayons de l’aube naissante baignent la scène d’une féerie particulière, peignant d’or et de cuivre le paysage. Dans ces conditions, impossible de deviner que la femme si enchanteresse d’apparence n’est pas une fée, ni quelque princesse inconnue ; mais une sorcière. Et oui, les contes de fées sont faussés par le manque d’objectivité. Si toutes les sorcières étaient vieilles et laides, elles ne parviendraient pas si facilement à leurs fins. Il n’y a qu’à observer cette créature énigmatique, impossible de ne pas la remarquer, ou de la trouver laide. Effrayante, certes ; lorsque la colère rend son regard menaçant et tranchant comme le fil de ses poignards ou encore lorsque la magie rend ses yeux totalement noirs... Mais nier son charme serait un blasphème à celle qui lui a donné la vie.

« Et bien Nat'... Nathaniel, en route. » débuta la voix. Non pas mélodieuse comme le son d’une clochette, ni cassante comme le croassement d’un corbeau ; une simple voix, normale, banale, de celles que l’on entend tous les jours chez les simples habitants de Féerie. Peut-être un peu impérieuse, comme souvent chez ceux qui sont habitués à détenir l’autorité ou à ne jamais être contredis, chez qui cela devient une habitude que de parler d’un ton naturellement ferme et autoritaire. Un sourire apparut sur les lèvres de la femme. Une première depuis longtemps; il n’était ni goguenard ni moqueur, mais juste vrai. Et son visage, son expression, tout son être en fut transformé : comme illuminée de l’intérieur, ses traits s’adoucirent de même que son regard, devenu tendre lorsqu’il se posa sur l’homme à côté. La jeune femme semblait devenue tout autre, comme si une seconde personnalité prenait part sur la première si sombre et solennelle. A vrai dire cela l’embellissait, de sourire avec tant de naturel, ses quelques imperfections en étaient gommées.

« Nous avons déjà perdus dix-huit ans, il n’y a plus de temps à perdre. Nous avons un roi à détrôner. »

Et sur ces paroles, la jeune sorcière répondant au doux nom de Moïra disparut dans les profondeurs de la forêt.






« Il était une fois il y a très longtemps, dans un royaume lointain… »
« Du dynamisme j’ai dit, du dy-na-mi-sme !!! On se croirait dans un mélodrame de bas étage. »
« Mais nous sommes dans… »
« Silence malotru ! Si la dame nous entend, qui sait quelle punition nous encourrons encore. Laisse-moi te montrer comment les grandes personnes racontent une histoire. En premier lieu, commençons par le début. »
« Mais vous aviez dit, de l’originalité. Ce n'est pas original de commencer par le début… »
« Silence j’ai dit ! Pas ce début-là voyons, l’autre. »
« L’autre ?! Mais… »
« Raaaah ! Et puis chut. Tais-toi donc, et observes ton maître. »



« Il y a fort, fort longtemps ; il n’existait nul silence autours du magique et de l’irréel. Lenidora Valez était une sorcière talentueuse, hautement reconnue parmi ses consœurs. Avec certaines d’entre elle, elle participera même à la mise en place d’une barrière magique pour séparer le Royaume du bout de l’océan avec Féerie ; même nous n’y sommes pas encore. Elle était puissante, et très belle. Non, plus que cela, magnifique. Lenidora était en effet l’antithèse de la sorcière des contes racontés aux jeunes enfants aujourd’hui pour les effrayer. C’est pour cela que Dastan ‎Bragan, petit nobliau de ‎seconde envergure, ne résista pas à son charme. Car de ‎toute manière, personne ne résiste aux ‎sorcières. Lorsqu’elles sont décidées, rien ne peut les stopper, pas même la mort.

Par la force des choses, les deux amants commencèrent à se fréquenter dans l’ombre. Il n’était pas très bien vu qu’un noble pactise avec une sorcière ; aussi pour servir ses intérêts, Lenidora confectionna une potion afin de tomber enceinte. Et ce qui devait arriver arriva : obligé de reconnaître l’enfant, Dastan épousa sa bien aimée. C’est ainsi qu’au lieu de retourner vivre chez elle, dans un lieu qu’aucun de nous oh ‎simple mortels ne ‎connaissons, Lenidora conquit le cœur de ce naïf damoiseau et s’intégra à la cour royale. Ne vous imaginez pas une douce sorcière tombée soudainement amoureuse d’un humain : Lenidora avait surtout soif de puissance, et maligne comme elle l’était, elle avait trouvé là l’occasion en or pour se rapprocher des hautes sphères…

Lenidora était, comme la plupart des sorcières, dotée d’un charisme rare, charisme ‎qui lui ‎permit rapidement de se crée une place plus qu’honorable dans cette cour ou ‎ruses et trahisons ‎étaient les mots d’ordres. Mais qui mieux que cette sorcière ‎maîtrisait la machination ? ‎Allez savoir. Bientôt, le nom de Lenidora ‎fut connu de tous, et c’est ainsi que ‎la sorcière réussit à vivre, sans ‎dépenser le moindre sous, aux crochets d’autrui. Personne ne savait ce ‎qui se passait dans l’esprit tordu de la sorcière, à vrai dire nombreux succombaient à son charme vicieux sans se poser de questions. Mais pour avoir renoncer à sa liberté si chère à son cœur… Que cachait-elle donc ?

Et puis, 9 mois plus tard, comme le veut la tradition sorcière, Lenidora se rendit seule dans les profondeurs de la forêt pour accomplir un rituel mystérieux au bout duquel naquit Moïra. Ou plus exactement, Moïra Bragan, future sorcière de son état.
Moïra fut donc baptisée par sa mère ; et son pauvre père n’eut d’autre choix que d’accepter. Il s’était enfin rendu compte qu’à partir du moment où il avait cédé à Lenidora, il avait perdu tout contrôle sur sa vie. Ce n’était qu’un pantin désarticulé pris dans les filets de son épouse. Mais il était bien trop tard pour se réveiller, la ‎machination était en ‎route : il n’était qu’une ombre alors qu’elle était devenue le phare de la cour de Féerie. Et la sorcière n’avait pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.

Moïra vécut une enfance plutôt étrange : selon ses envies, sa fantasque mère ‎l’emmenait dans la ‎forêt pour lui apprendre tout ce qu’il fallait savoir pour être une "‎bonne" sorcière. Son enseignement était strict mais efficace, et les porgrès de l'enfants étaient fulgurants. A d’autres moments, elle la délaissait totalement aux bons soins de préceptrices qui lui apprenaient les manières de la cour et l’éduquaient pour en faire une parfaite "damoiselle". Mais au grand dam de celles-ci, Moïra n’était ‎pas ce qu’on pouvait appeler une élève ‎modèle, bien au contraire. Il semblait que la petite Bragan avait un goût prononcé pour les fugues nocturnes dans la forêt et les expériences magiques à n’en plus finir. Mais étant une enfant, et surtout la fille d’une grande sorcière, les nobliaux se gardaient bien de trop la réprimander de peur des conséquences. Ils se taisaient, même s’ils n’en pensaient pas moins : elle était un sérieux problème et n’avait pas sa place à la cour. De toujours donc, Moïra agit à sa guise sans qu’on ose s’opposer à elle, et démontra très jeune des prédispositions similaires à celle de sa mère pour obtenir ce qu’elle voulait.

Trop jeune pour s’en souvenir avec netteté, Moïra ne posa aucune question lorsqu’il fut interdit de parler du pays du bout du monde. A vrai dire aujourd’hui, elle ne se souvient que des histoires imaginaires que lui racontait sa mère et Nathaniel au sujet d’un pays lointain et de ses richesses infinies. Ce n’est pour elle qu’un conte parmi tant d’autre. Sauf que… Sauf que sa mère participa à la mise en place d’un sort d’une puissance inouïe à cette époque, un mur magique... Mais la petite ne prit jamais le temps de se demander pourquoi…

Alors que Moïra était âgée de onze ans, et qu’elle commençait d’ors et déjà à posséder des dons impressionnants en sorcellerie ; un messager du roi vint leur faire une proposition alléchante : si Lenidora acceptait de servir la famille royale et de s’occuper de sa protection, il lui serait accordé tout ce qu'elle souhaitait : titre honorifique, demeures ‎gigantesques... Lenidora sembla étrangement satisfaire par cela, et elle accepta, à la condition que Moïra soit aussi formée pour reprendre son rôle lorsqu’il serait temps. Ses conditions acceptées, mère et fille se rapprochèrent d’autant plus de ce qui semblait tant attirer Lenidora…
En effet, la vérité était que la sorcière n’agissait pas au hasard. Autrefois fervente fidèle d’Edgar, elle l’avait toujours soutenu dans ses décisions. Mais depuis quelques années… Justement depuis qu’il était roi, elle regrettait son choix. Lenidora n’appréciait pas sa façon de gouverner ; il avait promis plus jamais de misère, de souffrance ou de guerre : et il avait tenu sa promesse. Trop bien… Plusieurs de ses consœurs et amies avaient disparues mystérieusement; mais Lenidora n’était pas n’importe quelle sorcière, elle trouvait ça louche et se posait des questions. Ses dons de prescience lui faisaient douter de son seigneur, et servant ses intérêts et ceux de son peuple avant tout elle décida d’une chose : se débarrasser de la famille royale. Quoi de mieux pour cela que de gagner leur confiance puis de leur planter un couteau dans le dos… ? De plus elle n’avait jamais accepté les mesures drastiques du roi imposant le silence sur la guerre survenue dix-neuf ans plus tôt. Il était temps de changer.
Moïra vécut très jeune dans l’esprit qu’Edgar devait périr. Lenidora fit en sorte que sa fille suive la même idéologie qu’elle, en la convainquant peu à peu qu’il n’était plus temps pour lui d’être sur le trône, qu’il fallait le haïr autant qu’elle détestait la cour. Car Moïra n’était pas heureuse dans ce lieu de déboires et d’hypocrisie.

Mais un beau jour, tout changea, si on veut. Le conte de fée qui n’en était déjà pas un devint ‎un cauchemar. On ne pouvait pas dire que cette vie convenait à Moïra, au contraire, ‎elle détestait la cour et la superficialité de ceux qu’elle croisait là-bas. Elle aurait ‎voulu d’une vie plus simple, ou elle serait seule avec sa mère dans leur abri au cœur ‎de la forêt, avec la magie et rien d’autre. Mais ce n’était malheureusement pas possible tant que le roi était vivant, ‎ce qui n’était qu’une raison de plus pour qu’elle le haïsse. Heureusement, la jeune ‎fille, âgée maintenant de treize ans, était bonne comédienne, et ne laissait rien paraître ‎de ses véritables intentions, même si elle fuyait toujours autant ses responsabilités. Donc, à cette époque-là, elle possédait déjà un ‎esprit quelque peu instable, et un évènement qui prit une tournure catastrophique la fit totalement changer de bord…

Lenidora décida qu’il était enfin temps de mettre ses plans à exécution, qu’elle n’avait que trop attendu, et elle tenta de tuer ‎le roi. Confiante en sa magie qui ne lui avait jamais fait défaut, elle laissa sa fille sans consigne particulière… et ne revint jamais. Car il n’y aurait pas d’histoire si la sorcière avait réussi. Edgar ne fut pas tué, mais Lenidora, elle, disparut. C’était comme si elle n’avait jamais exister : on interdit à Moïra d’en parler, en lui disant que sa mère l’avait abandonné pour partir pour un très long voyage. Mais Moïra n’était pas dupe, elle se doutait que c’était un mensonge mais n’était pas assez stupide pour révéler ce qu’elle savait, alors pour l’honneur de sa mère, alors elle se promit qu’un jour elle la retrouverait et qu’en attendant elle continuerait la tâche qui lui avait été confiée. Sauf qu’elle ne savait pas que Lenidora avait été ‎emprisonnée dans une île d’où personne ne ressort jamais...‎

Les années passèrent, et la petite Moïra grandit pour devenir une belle jeune femme ‎respectée, en totale opposition avec la gamine perturbatrice d’autrefois. En effet à la « disparition » de sa mère elle dut prendre au sérieux son rôle à la cour et se préparer à protéger la famille royale ; puisque c’était pour ça qu’elle était là (et encore vivante, ils pensaient qu’une enfant serait plus malléable qu’une adulte). Sauf que Moïra n’avait qu’un désir : la vengeance. Rien d’autre ne comptait, si ce n’était de devenir plus puissante pour le jour prochain ou elle tuerait de ses mains l’origine de ses malheurs. Elle voulait lever le voile sur la vérité, et pour cela se faisait passer pour une gentille dame, ne vivant que pour protéger son souverain adoré... Foutaises. Les années étaient passées mais sa résolution n’avait pas diminuée.
Agée de vingt ans, Moïra profitait de ses rares instants libres à s’évader dans la forêt, hors de cette prison dorée dans laquelle elle était enfermée, jetant ses beaux autours pour des vêtements lui correspondant mieux. La sorcière avait complété sa formation toute seule, apprenant par elle-même ce qui lui manquait pour égaler et même surpasser sa mère. Son père était décédé depuis longtemps maintenant, mais cela ne faisait ni chaud ni froid à Moïra qui avait toujours trouvé cet homme pitoyable, ou du moins avait aussi suivit sa mère dans cette idée-là.

Et vint le moment d’un nouveau retournement de situation, radical cette fois. Depuis la disparition de sa mère, la santé mentale de Moïra s’était quelque peu... fragilisée, disons. Seule au monde, sans soutien ni personne pour la prendre en charge ; elle avait dû se débrouiller seule et s’improviser responsable alors que sa seule raison de vivre était de se débarrasser d’Edgar : elle n’avait jamais pensé autrement, et la patience n’était pas son fort… A vingt-quatre ans elle n’en pouvait plus d’attendre en faisant mine d’être un bon petit soldat.

Vint donc le point de non-retour. Peut-être Moïra perdit-elle la tête ce jour-là. Demandant une audience avec le roi, elle avait l’intention de le tuer pendant cet entretien. Malheureusement cela ne se passa pas comme prévu, et Edgar refusa de la recevoir ; comme si elle n’était pas assez importante pour cela. Grave erreur. Moïra laissa éclater la rage qui l’habitait depuis des années, perdant tout contrôle sur ses réactions et tuant tout ce qui se trouvait sur son passage. Ce fut un véritable massacre, beaucoup décédèrent sous sa magie dévastatrice sans qu’elle l’ait réellement souhaité : à vrai dire, elle ne se souvient pas exactement de ce qui s’est passé, toute la scène s’étant déroulés comme dans un brouillard assombri par la rancœur. Mais la sorcière ne regrette en rien, toutes ses victimes étaient déjà pourries jusqu’à la moelle de toute manière. N’est-ce pas ?
Problème, sa crise ne passa pas inaperçu et avant qu’elle ait pu atteindre les appartements royaux les soldats commencèrent à arriver en masse. Elle se savait assez puissante pour faire s’écrouler les murs sur eux mais une phrase lui revint à l’esprit : « La magie qui coule dans tes veines est un héritage sacré. Elle provient de la nature et de l’équilibre de ses forces. Tu ne dois pas en abuser, quoi qu’il advienne. Souviens-toi bien de cela. » Sa mère lui avait souvent répéter ceci. Moïra aurait pu facilement détruire ces vies… Mais en un dernier sursaut de lucidité et d’honneur elle stoppa le carnage pour s’enfuir : s'attaquer à plus faible pouvait être amusant, mais tuer sans raison n'était pas digne d'elle. Ses plans étaient tombés à l’eau… Mais elle n’abandonnerait pas. La roue du destin était en marche, le pécheur toujours expiait ses péchés ; et avec elle ce serait dans le sang et dans les larmes.


Cela fait peu de temps que ces évènements se sont passés, et Moïra est recherché dans tout le pays. Fuyant sur les routes, seulement accompagnée de son cheval, de sa magie et quelques armes, Moïra n’en est que plus décidée à accomplir sa vengeance. De plus le royaume connaît une période de trouble, et le pouvoir et l’autorité d’Edgar semblent compromis ; c’est le moment idéal pour trouver des alliés de choix. Cette éternelle solitaire se rend en effet compte qu’elle aurait eu plus de chance de réussit ce plan incertain avec des appuis… Qui viendront à elle de la façon la plus inattendue qui soit.

Pour ce qui est de la suite, je ne peux rien vous prédire, car elle est encore à écrire. Un peu d’encre, une plume et beaucoup de volonté seront nécessaires pour cela. Restez attentif, vous n’êtes pas arrivé au bout de vos surprises… »



« Et c’est ça une histoire "dynamique et originale", dites-vous ? J’ai bien cru m’endormir vingt fois tant la fin était longue à venir… »
« Comment cela, la fin ?! Je viens de dire que ce n’était pas fini, pauvre ignare ! Et je ne te permets pas de critiquer mon travail : c’est ça qu’un grand est capable de faire. »
« Un grand ? Vous voulez dire un vieux sénile qui se croit mieux que les autre parce qu’il sort des pavés sans fin –comme ça content ?-. Franchement, je suis déçu. Et je ne parle même pas des lecteurs qui doivent hésiter entre rire et pleurer. En plus vous ne vous êtes pas foulé, ce n’est même pas un texte inédit, vous avez juste repris l’ancien avec quelques "arrangements"… Pff. »
« Alors toi ! Tu vas voir ce que ça fait de critiquer son supérieur ! Tu vas vite fait redescendre dans les oubliettes mon petit… ! » *scène suivante censurée pour cause de violence qui risquerait de choquer les âmes sensible... s'il en reste! *

FIN





Il était une fin
Irl...


► Votre nom/pseudo : Lara, mais aussi Yuû, Britty... Wink
► Votre âge : 15 ans
► Fréquence de connexion : Le plus souvent possible! Very Happy
► Comment avez-vous connu le forum?: Quelle question! J'ai rencontré la Fée Clochette qui m'a donné l'adresse, bien entendu! Wink Mais cette fée portait le nom de Tommy... et de Miy... et....
► Un petit mot pour la fin?: COOKIE'S POWER!!! Et je vous neeeeeeeeeeeeeeeeem!!!



Dernière édition par Moïra Bragan le Lun 14 Jan - 16:14, édité 40 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathaniel
La rébellion
La rébellion
avatar

Messages : 349

Feuille de personnage
Votre âge: hum...
Votre devise: Tout vient à point à qui sait attendre...
Race: Humain/Humaine

MessageSujet: Re: La Révolte dans le Sang ~ Moïra, Sorcière dérangée, pour votre malheur   Mer 3 Oct - 21:28

Mooooooooooooooooooooooooooooo

Bon retour ici! Et bonne chance pour ta présa Razz